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Le dernier jour d’un voyage a toujours une saveur particulière, avec cette envie de profiter un maximum de ces dernières heures. Oui, mais quand un nouveau typhon arrive cela change un peu la donne.

J’avais initialement prévu d’aller au village au bonsaï de Omiya. Je quitte mon hôtel et me rend à la gare de Ueno pour prendre le train. Il pleut beaucoup, il y a du vent. J’ai à peine fait 200 mètres que j’ai les pieds et le bas du jean complètement trempés. Non, ça ne va pas être possible, je reste à Tokyo. Ce n’est pas la peine que j’aille à Omiya visiter des pépinières bonsaï sous cette pluie. Je renonce, même si cela me crève un peu le coeur.

Comme je suis à Ueno, je file au Musée national de l'art occidental. Il s’y tient une exposition « Hokusai et Japonisme ». L’idée est de mettre en parallèle des oeuvres de Hokusai avec des peintures d’artistes occidentaux dont les dessins se ressemblent. On voir ainsi à côté de croquis ou estampes de Hokusai, des Monet, Degas et bien d’autres.

J’avais eu un message sur la page Facebook d’une personne de Bordeaux, qui possède une assiette retenue pour cette exposition. Je voulais lui faire plaisir en ramenant une photo prise directement dans le musée. Sauf que ça se passe au Japon, et les photos sont interdites dans ce musée. J’ai bien essayé de lâcher une petite larme auprès de la personne qui surveillait, en lui expliquant la situation, mais non, c’est interdit et c’est comme ça.

Système de gardiennage de parapluie avec clé
Système de gardiennage de parapluie avec clé
Intérieur du Musée national de l'art occidental
Intérieur du Musée national de l'art occidental

Visiter un musée au Japon suit finalement les mêmes règles de civilité que dans les transports en commun. Tout le monde est bien aligné, se suit à la queue leu leu, et garde sa place dans la file. On attend bien patiemment que celui qui est devant nous ait fini de regarder pour regarder à son tour. C’est très calme, les gens chuchotent, l’atmosphère est assez feutrée. On est bien loin du brouhaha du Musée du Louvre !

Je ressors du musée en début d’après-midi, et reprend mon parapluie que j’avais laissé à l’extérieur, dans les supports adéquates. On ne peut pas rentrer dans le musée avec son parapluie (comme dans la plupart des magasins et restaurants au Japon d’ailleurs). Là il y a des centaines d’emplacements où laisser son parapluie, et on le bloque avec une fermeture à clé pour éviter qu’il ne soit volé. Je crois plutôt que c’est plus pour éviter que quelqu’un ne prenne le mauvais parapluie ; ils se ressemblent tous.

Petite ruelle sous la pluie dans le quartier de Ikebukuro
Petite ruelle sous la pluie dans le quartier de Ikebukuro
Look complètement décalé de jeunes japonais
Look complètement décalé de jeunes japonais
De jeunes japonaises très Kawai !
De jeunes japonaises très Kawai !

Je passe le reste de la journée dans des arcades commerçantes ou des centres commerciaux, sans grand intérêt. J’en profite pour terminer quelques achats de souvenirs et il est temps d’aller diner. J’avais envie de sushis.

Galerie commerçante couverte près de Asakusa à Tokyo
Galerie commerçante couverte près de Asakusa à Tokyo
Vendeur de Taiyaki à Tokyo
Vendeur de Taiyaki à Tokyo

Me voilà en quête d’un restaurant de sushis sous un véritable déluge. J’en repère un pas loin sur Google Maps, c’est à moins de 300 mètres. Une fois sur place, je ne le vois pas. Tout est éteint, soit il n’existe plus, soit il est fermé, mais je ne mangerais pas de sushis ici ce soir. J’en cherche d’autres et me dis que je vais aller à Ueno, quartier plus dynamique le soir que Asakusa. Mais le typhon qui déboule sur le Japon me fait abandonner. Je remonte la grande avenue qui passe devant mon hôtel et voit un restaurant avec des plats que je n’avais pas encore goutés. Je rentre.

J’étudie la carte et me rend compte que c’est un restaurant Coréen ! Pour ma dernière soirée au Japon, manger Coréen c’est dommage, mais vu le temps je n’ai pas le courage de ressortir. Je commande finalement du boeuf de wagyu. C’est fondant et délicieux, avec un grand verre de saké pour accompagner.

Il est déjà temps de rentrer préparer les bagages pour le départ du lendemain. Mon voyager au Japon se termine, non sans une pointe de tristesse. Je me sens bien ici, je me suis très facilement habitué, je suis comme un poisson dans l’eau. Mais surtout j’ai tellement de souvenirs en tête, vécu tellement de moments forts que le retour à la vie normale va me paraître bien fade.


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