Les combinaisons en hiragana et katakana

Les combinaisons

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A l'origines, la langue japonaise était composée de sons assez simples. Lorsque l'écriture a été importée de Chine pour donner naissance aux kanji, nous avons vu que les japonais ont posé leurs mots propres sur ces idéogrammes. Mais ils ont aussi conservé la prononciation d'origine chinoise. Or le chinois est une langue bien plus complexe, avec de nombreux sons qui n'existent pas en japonais. Afin de pouvoir écrire phonétiquement les kanji, il a fallu en créer de nouveaux. C'est de là que sont nées les combinaisons.

Les combinaisons de kana sont donc principalement utilisées pour représenter des sons présents dans des mots empruntés à d'autres langues.

Ces règles sont valables à la fois pour les hiragana et pour les katakana. On va avoir besoin d'un kana principal qui est forcément un son consonne de la colonne des I (き, ぎ, し, じ, さ, ざ, に, ひ, び, ぴ, み, り), auquel on ajoute un petit kana qui est soit YA(や), YU(ゆ) ou YO(よ). Cela nous donne le tableau de nouveaux kana suivants.

KI きゃKYA きゅKYU きょKYO
GI ぎゃGYA ぎゅGYU ぎょGYO
SHI しゃSHA しゅSHU しょSHO
JI じゃJA じゅJU じょJO
CHI ちゃCHA ちゅCHU ちょCHO
NI にゃNYA にゅNYU にょNYO
HI ひゃHYA ひゅHYU ひょHYO
BI びゃBYA びゅBYU びょBYO
PI ぴゃPYA ぴゅPYU ぴょPYO
MI みゃMYA みゅMYU みょMYO
RI りゃRYA りゅRYU りょRYO

La combinaison doit être considérée comme une seule syllabe. Le japonais est une langue avec un tempo très précis, et le temps de la syllabe KA(か) est le même que celui de la syllabe KYA(きゃ). Cela peut être source de malhentendu, car par exemple l'hôppital se dit BYŌIN (びょういん) alors que BIYŌIN (びよういん) est le salon de coiffure !