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Selon un point de vue assez simpliste, l’estampe japonaise est un art traditionnel japonais considéré comme une ramification de la peinture japonaise. L’art de l’estampe au Japon est issu de la technique de gravure sur bois. Cette technique tend à reproduire sous plusieurs exemplaires l’œuvre d’un artiste. Ces exemplaires pouvaient être une reproduction identique à l’original ou légèrement modifiés notamment au niveau des détails de l’arrière-plan.

A l’origine, l’estampe japonaise ou ukiyo-ye, l’image du monde flottante, visait ainsi surtout à populariser et à rendre accessible à la masse populaire les œuvres artistiques des artisans japonais. La réalisation d’une estampe japonaise se fait suivant plusieurs étapes, mettant en collaboration le savoir-faire de plusieurs artistes.

L’origine des estampes

Comme la plupart des arts traditionnels japonais, les estampes entrent en étroite relation avec la religion du Japon qui est le Bouddhisme. La technique de réalisation de l’estampe japonaise s’inspirait principalement de la technique chinoise. A l’origine, l’art de la xylographie était ainsi importé de la Chine pour imprimer des textes bouddhistes et par la suite cette technique d’impression était reproduite pour réaliser les estampes.

Les étapes de réalisation d’une estampe japonaise

Cette réalisation est un travail à la chaîne qui fait appel à la dextérité de plusieurs artistes.

Dans un premier temps, l’œuvre est dessinée sur un papier fin et transparent par un peintre. Ce dernier doit absolument utiliser un pinceau et de l’encre de Chine.

Par la suite, la peinture est remise à un graveur qui est chargé de reproduire l’œuvre sur une plaque de bois, idéalement du cerisier. Pour cela, le papier est collé sur le bloc de bois et vient ensuite le procédé de taillage. Cela consiste à tailler à l’aide d’un couteau appelé hangito ou marunomi le dessin sur papier afin d’obtenir des reliefs reproduisant la peinture sur le bois.

Une fois fait, on procède à son impression. Cette technique consiste à couvrir avec de l’encre de Chine la planche de bois. Dans les temps anciens, on utilisait exclusivement de l’encre noire dans la mesure où l’encre en couleur était assez coûteuse. Au fil du temps, cela à évoluer et on retrouve des estampes à plusieurs coloris ou polychromes. L’impression pour chaque couleur se fait alors de manière successive, en commençant par le noir.

Une feuille de papier est ensuite étalée sur la planche de bois imbibée d’encre. Par la suite, pour coller l’encre sur la planche, on le frotte à l’aide d’un baren. Il s’agit d’un tampon réalisé à partir de feuille de bambou.

C’est à partir de cette technique d’impression, que l’on pouvait obtenir plusieurs copies de l’œuvre originale.

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