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L’art de l’arrangement floral japonais a été largement influencé par l’art floral chinois. Dans le passé, les œuvres créés servaient d’offrandes dans les temples bouddhistes. De nos jours, il sert également de décoration très prisée dans les maisons japonaises. Afin de perpétuer cet art ancestral, de nombreuses écoles sont apparues sur l'archipel nippon et même dans les pays occidentaux.

Nous pouvons pour cela citer des grandes écoles parmi celles qui existent, l’école Ohara et l’école Sogetsu de Tokyo. Il faut noter que l’art de l’arrangement floral n’est pas uniquement réalisé afin de faire ressortir la beauté d’un espace de vie. Il tend surtout à exprimer les émotions de celui qui l’a élaboré. En effet, l’ikebana a surtout pour but ultime d’exprimer les vraies valeurs de la tradition japonaise qui reposent sur la beauté, la simplicité, l’harmonie et la communion avec la nature.

La composition de l’ikebana

Pour réaliser une œuvre florale, les bases à utiliser sont bien évidemment un vase qui peut être de différentes formes. Que ce soit grand, large ou plat, le plus important est de se servir d’un support qui met en valeur l’arrangement final.

Les fleurs utilisées sont idéalement des fleurs de saison. Mais le choix dépend surtout de ce que le créateur souhaite exprimer à travers son œuvre. La signification et la connotation des fleurs jouent ainsi une grande importance. Un camélia jaune tend par exemple à évoquer la nostalgie et la pivoine représente le courage. D’autres plantes peuvent ensuite être ajoutées et travaillées pour donner de l’harmonie au bouquet final.

Concernant l’arrangement, il doit suivre un certain style. Pour cela, trois différentes dispositions peuvent être étudiées.

Tout d’abord, il y a le Rikka. Ce dernier suit une représentation verticale. Il est composé de plusieurs tiges de différentes tailles, dont la plus grande est appelée Ryo. Ce qui signifie sommet en japonais, en référence au ciel. La grande élévation du bouquet tend ainsi à exprimer une grande dévotion à Bouddha. Il faut savoir également que la hauteur du vase doit représenter le quart de la hauteur totale de l’arrangement.

Pour le style Shôka quant à lui, il met en avant l’utilisation de trois plantes. Il évoque ainsi l’idée de la trinité c’est-à-dire la communion entre, l’homme, le ciel et la terre.

Vient ensuite le Jiyûka. Son principe repose sur le fait de pouvoir réaliser des œuvres libres, tout en observant toujours le choix des accessoires qui composent la décoration. Il laisse ainsi libre cours au naturel, à l’imagination et à la spontanéité, étant donné qu’il s’agit d’un art à travers lequel s’épanouissent l’émotion et le savoir-faire personnel.

Malgré tous ces préceptes dans sa réalisation, l’ikebana ne tend pas uniquement à satisfaire le visuel de celui qui le contemple. Certes, le choix des fleurs et du support doit entrer en étroite relation avec l’environnement où il est placé, mais l’idée est surtout d’atteindre un univers de spiritualité où le culte de l’harmonie, de l’équilibre et de l’esprit zen est à son apogée.

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